Là où s’effondre l’ordinaire

23 février 2026 06 mars 2026

Le projet : Là où s’effondre l’ordinaire est une installation vivante, performative et immersive, qui invite à ressentir, explorer et questionner l’influence de la lumière sur nos perceptions et nos prises de décision au quotidien, à l’aune du capitalisme. Parcours sensoriel et ludique, mêlant lumière, vidéo, son et performance, cette expérience se déploie sur deux temps : une phase libre d’exploration et d’interaction invitant à ressentir l’effet de la lumière, et une performance portée par une créature qui évolue à la frontière du réel et du virtuel, dans un monde saturé de néons, à la fois miroir et distorsion du nôtre. Elle incarne nos contradictions : fascination pour la lumière et épuisement face à son
excès.

Inspirée des recherches de Priscila Da Costa sur la lumière scénique, cette installation est un espace de décentrement où s’ouvre une réflexion poétique et politique sur l’ambivalence de la lumière : à la fois outil de domination et levier de résistance.Cette étape de résidence au Château constitue un moment important dans le processus de création de Là où s’effondre l’ordinaire. Elle vise principalement à développer l’écriture de la fiction dans laquelle évolue la créature. Ainsi qu’à approfondir l’exploration de la figure de la créature : l’interaction entre le corps de l’interprète et les dispositifs vidéo (à la fois source de lumière et d’image) et son. Il s’agit d’examiner comment ces éléments transforment la présence scénique, comment ils inscrivent la lumière sur la peau, dans les gestes, dans le rythme du mouvement, et participent à la fabrique d’un corps hybride, traversé de paradoxes.

La cie ERREUR · 24, co-dirigée par Priscila Da Costa et Julie Le Corre, explore les dualités comme celle du jour et de la nuit, pour révéler les automatismes et ouvrir des brèches dans la pensée binaire. Elles défendent notamment la lumière et les outils numériques comme médium politique, révélant, critiquant et transformant les structures de pouvoir inscrites dans l’espace, les corps et les récits.