Un chapiteau blanc, rond et modeste avec un mât qui centre laction.
Ce qui apparaît encombrant devient partenaire de jeu.
Trois personnages, trois entrées débouchent sur une scène ronde et lumineuse.
Aucun décor, les gradins ceinturent laction. Le spectateur prend ainsi en charge une partie du cadre de cette déconcertante histoire humaine.
Le moyen dexpression de lacteur cest le langage du corps.
Lacquisition des techniques de cirque, de la danse et du théâtre la transformé en un outil hors du commun qui est utilisé ici dune manière tellement inhabituelle quil brise ainsi le status Quo du cirque conventionnel.
La mise en scène est réduite à lessentiel et les accessoires sont simples: Une bougie, une chambre à air, un morceau de tapis, un trapèze, un balais, des élastiques, une roue vivante, un vélo, un cigare, une boite de cirage, des chaussons de danse, une roue de vélo et un mât de chapiteau.
Le dialogue qui sinstaure au cours de laction entre laccessoire et lacteur suggère de sa part une habilité à jongler avec la pensée, comme si face à lui laccessoire nétait plus un objet utilitaire mais une âme matérialisée. Lacteur devient objet, lobjet prend son indépendance.
Leurs mouvements ne servent pas le plaisir de faire du sensationnel, ils renvoient à lorigine, à la source de la créativité, à tel point que la joie et le plaisir de jouer deviennent immédiatement perceptible par le spectateur.
Le souffle créateur vient dune partie de lhomme dans laquelle lhomme ne peut descendre, même si Vergil lui même ly conduisait; Dailleurs Vergil non plus ne pourrait y descendre. Jean Cocteau. Journal